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SUMMARY:Moi\, Kadhafi
DESCRIPTION:En partenariat avec La Fabrique de Théâtre / Site Européen d
 e création\nTexte : Véronique Kanor\nMise en scène et scénographie :
  Alain Timár\nAvec : Serge Abatucci\nConseiller dramaturgie : Alfred Al
 exandre\nLumière et régie : Claire Boynard\nMontage son et vidéo : Qu
 entin Bonami\nCostumes : Antonin Boyot-Gellibert\n\nProduction : Centre 
 dramatique Kokolampoe\, Scène conventionnée d’intérêt national – m
 ention Art et Création\, Saint-Laurent du Maroni – Guyane\n\nCie KS and
  CO\, compagnie conventionnée\n\nCo-production : Théâtre des Halles\, 
 Scène d’Avignon – Tropiques Atrium\, Scène nationale de Martinique 
 – ETC Caraïbe\, Écritures Théâtrales Contemporaines en Caraïbe – 
 L’Artchipel\, Scène nationale de Guadeloupe\n\nLe spectacle a reçu le 
 soutien du ministère de la Culture – Dac Guyane\, du ministère de l’
 Outre-Mer\, de la Mairie de SaintLaurent du Maroni et de la Collectivité 
 Territoriale de Guyane.\n\nLe Centre dramatique Kokolampoe et la Cie KS AN
 D CO sont soutenus par le ministère de la Culture – Dac Guyane\, le min
 istère de l’Outre-mer\, la Mairie de Saint-Laurent du Maroni\, et la Co
 llectivité Territoriale de Guyane.\n\nPaul\, Antillais\, a accepté d’i
 ncarner Kadhafi au théâtre. Le rôle lui a été proposé à cause de sa
  ressemblance physique avec le leader antiimpérialiste. Comédien sans gr
 ands succès\, homme bridé mais révolté sur une terre qui\, malgré son
  rattachement au grand ensemble français\, présente encore toutes les ca
 ractéristiques d’une colonie\, Paul voit dans ce rôle la possibilité 
 de prendre une revanche sur son destin. Dans son vide intérieur tapissé 
 d’images de Kadhafi-le-sauveur\, résonnent des colères ancestrales. Ma
 is\, au fil des répétitions\, Paul finit par s’identifier à son perso
 nnage jusqu’à se perdre lui-même.\n\nMOI\, KADHAFI Jouer ça… L’hi
 stoire d’un jeune shooté\, shooté à Nasser\, qui fait l’école mili
 taire\, recrute en douce des révolutionnaires et prend le pouvoir\, à 27
  ans\, jouer cet homme-là qui devient le chef d’état que les Occidenta
 ux regardent avec amusement\, au début en tous cas : il fait pousser des 
 prairies dans le désert\, met son peuple à l’aise\, bons salaires\, é
 ducation pour tous\, santé gratuite… Bref\, il redistribue le pétrole 
 et puis : vlap\, il dérape ! Et le monde tremble. Faudra pas trop insiste
 r sur le pourquoi il dérape. L’Occident n’aime pas qu’on lui dise d
 e quoi il est comptable.\n\nEn suivant la transformation progressive de Pa
 ul en Kadhafi\, la pièce explore ce rapport trouble des sociétés post-c
 oloniales et dominées\, aux grands leaders charismatiques. Moi\, Kadhafi 
 explore les liens intimes\, voire incestueux\, entre ex-colonisés et anci
 ennes tutelles coloniales\, entre Tiers-monde et impérialisme\, la pièce
  interroge : face au sentiment de frustration\, pourquoi la figure d’un 
 Kadhafi apparaît-elle comme un fantasme de reconquête de soi et de son p
 ays ? Quelles impuissances des peuples dominés\, paradoxalement\, la puis
 sance de Kadhafi met-elle en lumière ? Comment comprendre qu’il soit un
  tyran assoiffé de sang aux yeux de l’Occident\, mais un libérateur vi
 sionnaire pour les peuples du Sud ? En liant le destin du comédien au per
 sonnage\, la pièce déploie le thème de la dévoration. Dis-moi qui tu m
 anges\, je te dirai qui tu es. Dans un double mouvement\, sont questionné
 s l’acte d’incarner – de mettre en son propre corps – un personnag
 e et le fait d’être mangé\, d’être zombifié\, par ce personnage. 
 À partir de quel point dévorer l’autre revient-il à se bouffer soi-m
 ême ? Considérant la situation collective\, la pièce questionne alors l
 es mécanismes de l’assimilation d’un peuple.\n\nNOTE DU METTEUR EN SC
 ÈNE &amp\; SCÉNOGRAPHE\n\nImage obsédante de celui qu’on nomme le col
 onel Kadhafi pris et capturé au sortir de la souricière dans laquelle il
  se terrait pour se cacher. Hirsute\, habits en guenilles\, il surgissait 
 de terre comme un mendiant et à nouveau démuni et pauvre comme Job. Puis
  le corps mutilé livré à la foule marquant la fin d’un règne sans pa
 rtage. Ce moment ultime de basculement vers la mort symbolise la grandeur 
 et la décadence d’un enfant de bédouins devenu tyran. De la terre il e
 st né\, à la terre il retourne. Mais il jouait et rêvait cet enfant\, c
 omme tous les autres enfants du monde. L’adolescent et le jeune adulte o
 nt dû rêver aussi à un avenir meilleur. Mais comment peut-on cheminer e
 t passer de l’innocence et l’insouciance à l’ambition dévorante de
  la grandeur et du pouvoir ? Il persiste un mystère Kadhafi\, de celui qu
 i voulait unir l’Afrique\, défier l’Occident\, devenir le raïs des r
 aïs et qui instaura peu à peu un régime de terreur autour de lui. La re
 ncontre avec le comédien Serge Abatucci (avec qui j’ai déjà travaill
 é) et dont la ressemblance avec Mouammar Kadhafi m’a étonné\, a enté
 riné le projet. J’ai souhaité également que Véronique Kanor (à qui 
 j’avais fait appel pour la pièce « Le temps suspendu de Thuram ») 
 écrive la pièce. Alfred Alexandre s’est joint à nous pour la dramatur
 gie. Le quatuor constitué\, les travaux effectués\, nous avons abordé u
 n cycle de lectures afin de mettre à l’épreuve texte et jeu devant le 
 public… avant les répétitions et bien sûr la création… Alain Timá
 r\n\n \n\nREVUE DE PRESSE\n\n« La performance de Serge Abatucci dans la 
 petite chapelle du Théâtre des Halles fera date. Une heure durant\, il v
 a et vient d’une identité à l’autre. Il passe ainsi sans crier gare 
 de l’identité de Paul le comédien à celle de Mouamar le bédouin à l
 ’insaisissable destin. (…) A mesure que ce tourment enfle\, la perform
 ance de Serge Abatucci devient plus physique\, plus rageuse. Le spectateur
  retient son souffle\, hypnotisé par cette danse macabre qui est aussi la
  nôtre\, observateurs impuissants des guerres\, des injustices\, de la re
 sponsabilité de puissants dont on ne sait jamais tout. Interroger Kadhafi
  le panafricain passe ici par une fièvre suffocante dans laquelle résonn
 ent les décolonisations\, les printemps arabes… Des faits historiques e
 t un inconscient politique pétri de frustrations\, de révolte\, d’emba
 rras à se positionner. » Alexis Campion – Le Journal du Dimanche\n\n
 « Tranchant\, poétique\, hétérodoxe\, le texte de Véronique Kanor\, 
 sans jamais sombrer dans la complaisance pour le dictateur assassiné\, as
 sume un regard non occidental qui fait résonner des colères ancestrales.
  (…) Le talentueux Serge Abatucci lui-même est intimement traversé par
  cette histoire : il en arpente toutes les émotions. » Rosa Moussaoui 
 – L’Humanité\n\n Représentation à La Fabrique / Site Européen de 
 création : Dimanche 4 février
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